Ce qui est marrant mais triste dans cette crise de la dette, c’est que les politiques, économistes et autres éditocrates qui prennent quotidiennement la parole sur le sujet de la dette ne sont même pas d’accord sur les origines et raisons qui font que nous en sommes là. Certains dénoncent les déficits publics, quand d’autres dénoncent avant tout l’arnaque de la construction monétaire de l’euro. Pour d’autres encore, tout est la faute de ces fainéants de grecs, de l’Allemagne, ou bien des voraces banquiers. La vérité est naturellement beaucoup plus complexe.
Article écrit pour Politiko.fr
Les élections primaires du parti socialiste viennent de battre leur plein ces deux dernières semaines, mais les propositions, elles, continuent de sonner creux. Plus que jamais, le problème du PS n’est pas qu’il se meurt, c’est qu’il ne finisse pas de mourir, continuant ainsi de donner de stériles espoirs à une grande partie des français qui attendent pourtant de véritables solutions alternatives qui pourraient enfin apporter à la société un renouveau démocratique, économique et social. read more…
L’ONG Colibris (de Pierre Rabhi notamment) lance cette semaine la campagne « Tous candidats en 2012″, une très bonne opération qui mérite que je prenne le temps de la relayer. Cette initiative permet à chacun de s’inscrire sur le site de la campagne et de se déclarer candidat à l’élection présidentielle de 2012. Une candidature fictive bien sûr, mais le message lui, ne l’est certainement pas. read more…
Le sujet de la recapitalisation ou de la nationalisation des banques fait l’actualité depuis plusieurs semaines. Non sans raisons : c’est un sujet majeur puisque les banques sont au cœur du système économique d’aujourd’hui. Néanmoins, il me semble que le débat est parasité par le manque de recul des politiciens, et des journalistes qui les relaient.
Nous sommes en train de passer à côté de l’essentiel : Pourquoi en est-on arrivé là ? Pourquoi les banques ne doivent pas faire faillite ? Qui va payer pour le renflouement et avec quel avantage pour la société ? Il convient de répondre à toutes ces questions. Car leurs réponses en appellent d’autres…
Comme nous allons le voir, ce n’est pas l’État qui règlera le problème des banques. Seul le chaos financier, la prise de conscience collective, la remise en cause des dogmes monétaristes, et l’innovation pourront amener une réforme du système financier.
Voici trois excellentes vidéos pour compléter mes deux derniers articles sur la monnaie, les banques, et la dette. read more…
Après avoir fait la synthèse du fonctionnement des réserves fractionnaires (ou comment les banques créent de la monnaie), je voudrais à présent expliquer ce pourquoi ce système est intrinsèquement néfaste, et par conséquent, pourquoi il faut l’abolir (et construire autre chose).
Nous verrons tout d’abord en quoi ce système instaure une monnaie illusoire, fondée sur de faux présupposés économiques, puis comment il entretient par nature une économie pyramidale à l’origine de bulles spéculatives et de crises financières. Enfin, j’évoquerai en fin d’article les pistes à explorer pour une refonte des règles de la création monétaire. read more…
L’« argent dette » est une expression devenue célèbre suite au documentaire de Paul Grignon, Money as debt. Ce terme désigne le concept de système de réserves fractionnaires parfois aussi appelé effet multiplicateur de crédit sur lequel est fondé l’ensemble du système monétaire et bancaire actuel. En version courte, ce système permet aux banques de créer de la monnaie en octroyant des crédits dans l’économie.
J’ai déjà beaucoup parlé sur ce blog de ce sujet (clic, clic, clic), mais j’aimerais cette fois-ci tenter de revenir plus en détails et de manière plus exhaustive sur les diverses raisons qui font que ce système est intrinsèquement mauvais. Mais pour cela, je voudrais tout d’abord faire la synthèse du fonctionnement du système de l’argent dette, et de l’état du (vaste !) débat sur le sujet. Nous verrons dans un prochain article en quoi ce système est néfaste. read more…
Aucune grande idéologie n’a jamais été véritablement appliquée dans son intégralité. Le communisme bureaucratique de l’URSS ne ressemblait pas beaucoup à la doctrine de Marx et si le Libéralisme est appliqué au niveau économique par le relatif libre échange, il est loin d’être une réalité complète au niveau politique, philosophique, et -pire- à l’échelle de l’humain. Partant de ce principe, il peut être tentant, dans le monde en crise d’aujourd’hui, de profiter du choc afin d’imposer ses vues.
Mais la science économique est une discipline qui a autant besoin de cohérence théorique que de pragmatisme, et je dirais même, de modestie. read more…

